Les résumés complets seront bientôt en ligne

Session Clinique 03: NASH - Jeudi 8 Octobre 2020 - 17h25

Résumé N° : C0_029

Prise en charge de la NASH en CHG : résultats d’une enquête nationale de pratique en France

Armand Garioud* (Villeneuve-Saint-Georges Cedex), Aurore Baron (Corbeil-Essonnes), Isabelle Rosa (Créteil), Bruno Lesgourgues (Montfermeil), Christophe Renou (Hyères), Association Nationale Des Hépato-Gastroentérologues Des Hôpitaux Généraux (Angh) ((Angh))

Introduction : La stéato-hépatite dysmétabolique (NASH) est une maladie émergente en France. La cohorte «Constances» a évalué la fréquence de cette pathologie avec une stéatose à 18,2% de la population étudiée dont 2,6% avec fibrose sévère. Il n’existe aucune donnée sur la prise en charge des patients atteints de NASH dans les centres hospitaliers non tertiaires. Le but de cette étude était de recenser les pratiques des hépato-gastroentérologues des hôpitaux généraux dans cette prise en charge.

Patients et méthodes / ou matériel et méthodes : Un questionnaire a été établi puis envoyé par mail aux membres de l’ANGH. Les réponses étaient renseignées en ligne au cours d’une période d’un mois entre août et septembre 2019. L’exploitation des résultats a été effectuée par une analyse descriptive simple.

Résultats : 73 praticiens (P) ont répondu. Les patients étaient adressés par un généraliste (60%) ou un diabétologue (26%) dans le cadre d’une perturbation des tests hépatiques. Le diagnostic était présomptif : association syndrome métabolique (86% des P), perturbation des tests hépatiques (62%) et stéatose échographique (63%) en l’absence d’autre hépatopathie (68%) et de consommation d’alcool (55%). Le bilan initial comportait systématiquement un dosage de la glycémie et un test non invasif de fibrose (fibroscan pour 86% des P). Une biopsie hépatique diagnostique était rarement systématique (5%). Tous les P préconisaient une réduction pondérale avec le recours à une diététicienne pour 79% des P. Aucun médicament n’était instauré par 1 P sur 2. Des ordonnances de sport n’étaient prescrites que par 13% des P et dans tous les cas, il n’existait aucun programme d’ETP spécifique. La surveillance clinico-biologique était le plus souvent semestrielle (51%) avec pour tous les P le poids et les tests hépatiques puis la glycémie à jeun (78%), la créatininémie (62%), la ferritinémie (59%) et les tests lipidiques (58%). Les tests de F étaient majoritairement refaits tous les 3 ans si F

Conclusion : Les patients NASH sont majoritairement adressés par le généraliste. Le diagnostic est le plus souvent présomptif et le fibroscan très largement plébiscité. La prise en charge repose sur le changement de mode de vie avec un faible recours au traitement médical. Enfin, l’ETP spécifique n’est pas assez représentée alors qu’elle pourrait valoriser la prise en charge de ces patients.

Références : Nabi O, Lacombe K, Boursier J, Mathurin P, de Ledinghen V, Goldberg M, Zins M, Serfaty L. Épidémiologie de la stéatose non alcoolique et de la fibrose dans la population générale française: une étude chez 118 664 sujets (NASH-CO). 83èmes Journées scientifiques de l’Association Française pour l’Étude du Foie (AFEF), 3-6 octobre 2018, Lyon.

L’auteur n’a pas transmis de déclaration de conflit d’intérêt

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