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Poster - Jeudi 8 Octobre 2020

Résumé N° : P_002

Prévalence des facteurs de risque d’hépatite C dans la population de l’Ile de la Réunion : Des données locales pour favoriser le dépistage des cas restants non diagnostiqués

Hela Audin-Mamlouk* (Saint Paul), Lucy Miller (Saint Paul), Marie De Beauregard (Saint Paul), Yaeesh Badat (Le Port), Anne Laure Le Toux (Saint Paul), Romain Cormons (Le Port), Belon Gérard (Saint Paul), Laurent Cuissard* (Saint Paul)

Introduction : L’élimination du VHC est un objectif national. Il faut pour cela diagnostiquer les cas méconnus. L’AFEF conseille un dépistage généralisé, une fois dans la vie mais en 2019 l’HAS continue à conseiller un dépistage sur facteur de risque. La mise en évidence d’une prévalence élevée de facteurs de risque d’hépatite C dans une population ou dans certains de ses sous-groupes pourrait permettre de lever certains freins au dépistage. A notre connaissance il n’y a pas de données sur ce sujet à La Réunion.

Patients et méthodes / ou matériel et méthodes : Un questionnaire a été proposé à des habitants de la Réunion dans différentes situations : patients consultant leur médecin traitant (un cabinet en zone rurale dans les hauts de l’Ile et un en zone urbaine littorale), patients vus en Cs d’anesthésie dans une clinique privée, en consultation de Gastro-entérologie et au CDAG du CH Saint Paul et passants rencontrés en gare routière a St Denis et St Paul lors de journée de sensibilisation grand public. Les facteurs de risque habituels d’hépatite C étaient recherchés : ATCD de transfusion

Résultats : 22 des 750 questionnaires colligés étaient trop incomplets. Les personnes ayant rempli les 728 questionnaires retenus pour analyse avaient les caractéristiques suivantes : 423 femmes et 305 hommes. 151 personnes de + de 60 ans, 267 ayant entre 40 et 60 ans et 286 ayant moins de 40 ans (année de naissance non renseignée pour 24). 77 % avaient au moins un facteur de risque d’hépatite C (73 % chez les hommes et 80% chez les femmes). Cette prévalence atteignait presque 80 % chez les plus de 60 ans, sans différence liée au sexe. Elle était encore plus élevée chez les femmes de moins de 40 ans (82%), les patients originaires de Madagascar (84%) et les personnes de + de 60 ans originaires de Madagascar (88%) ou de métropole (90%).

Conclusion : Environ 80 % des personnes réunionnaises de cette étude avaient au moins un facteur de risque d’hépatite C. Dans certains sous groupes, cette prévalence atteint 85% voire 90 %. Ces résultats nous semblent suffisants pour lever, à la Réunion, d’éventuels freins au dépistage de l’hépatite C selon les dernières recommandations de l’AFEF

L’auteur n’a pas transmis de déclaration de conflit d’intérêt

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