Les résumés complets seront bientôt en ligne

Poster - Jeudi 8 Octobre 2020

Résumé N° : P_022

INTERET DU DEPISTAGE DE L’ACETAMINOPHENE DANS LES TESTS URINAIRES DES USAGERS DE DROGUE, Y A-T-IL UN IMPACT CLINIQUE ?

Pascal Melin* (Saint-Dizier), Djenabou Diallo (Conakry), Mamadou Mansour Diallo (Conakry), Alpha Mamadou Diallo (Conakry), Marie-Florence Niyitegeka (Saint Dizier), Sabrina Vitry (Saint Dizier), Pont Juliette (Dijon)

Introduction : Les tests urinaires permettent de dépister les consommations de produits des usagers de drogues . Les tests recherchent dans les urines des traces d’acétaminophéne qui est le produit d’élimination du paracétamol. Les usagers consomment souvent du paracétamol associé a de la codéine, mais quelle est sa véritable implication clinique? Le paracetamol est encore en vente libre bien que la dose toxique est à environ 4 grammes. Il faut se souvenir que le paracétamol est souvent utilisé comme produit de coupe par les dealers.

Patients et méthodes / ou matériel et méthodes : Du premier janvier 2012 au 31 décembre 2019 , ce sont 2537 tests urinaires qui ont été réalisés concernant 832 patients addicts suivis au CSAPA 52.
les tests urinaires dépisataient buprénorphine , methadone, opiacé, cocaine ,amphetamine , LSD, barbiturique,benzodiazépine et acétaminophéne

34,3% étaient des femmes et 65,7% des hommes.

L’âge moyen était de 35,53 ans (min 18 ans maxi 62ans)

Résultats : 582 tests étaient acetaminophène positif sur 2537, soit 23%.

Lorsqu’on demande à un patient avant la réalisation d’un test urinaire si il a consommé des substances, le paracétamol n’est cité que dans 2,4% des cas. Neuf fois sur dix la consommation du paracetamol n’est pas évoquée



Si l’on considère les 2147 tests opiacés négatifs, 384 étaient acétaminophéne positif (17,88%)

Si l’on considère les 390 tests opiacés positifs, 198 étaient acétaminophene positif (50,76%)

Si l’on considère les 743 patients sous subutex ou sous methadone 23,2% sont retrouvés acétaminophéne positif.

Conclusion : En cas manque les toxicomanes consomment 4 fois plus souvent du paracétamol. En8 ans, 3 patients ont dû être hospitalisés pour surdosage en paracétamol .
Le paracétamol et ses risques sont sous estimés par les usagers et les addictologues car pour que les associations paracétamol et codéine puissent calmer le manque, les usagers se placent en dose toxique de paracétamol.
Des programmes de RDR de consommation de paracétamol doivent être développés pour les services d’addictologie ou les CSAPA.

Remerciements: CSAPA 52 de Saint-Dizier
Laboratoire d’analyses médicales du CHG de Saint Dizier

L’auteur n’a pas transmis de déclaration de conflit d’intérêt

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