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Poster - Vendredi 9 Octobre 2020

Résumé N° : P_036

Intérêt de la progastrine pour la prise en charge et la caractérisation des patients atteints de carcinome hépatocellulaire

Sarah Iltache* (Montpellier), Marie Dupuy (Montpellier), Benjamin Rivier (Montpellier), David Peyre Costa (Montpellier), Jose Ursic (Montpellier), Georges-Philippe Pageaux (Montpellier), Guiu Boris (Montpellier), Julie Duval (Montpellier), Alexandre Prieur (Prilly), Eric Assenat (Montpellier)

Introduction : La prise en charge du CHC ne prend pour l’instant pas en compte les caractéristiques moléculaires. L’équipe de Yamashita (1) a décrit 4 sous-groupes de CHC de pronostics différents selon l’AFP et l’immunomarquage EPCAM (marqueur de cellules souches). Une récente étude s’est intéressée à la progastrine (PG), cible de la voie Wnt/beta-caténine, impliquée dans la cancérogénèse hépatique, comme marqueur diagnostique de cancer. L’objectif principal de cette étude est d’étudier l’intérêt de la PG comme biomarqueur diagnostique, pronostique, et pour la caractérisation tumorale selon des sous-types de CHC.

Patients et méthodes / ou matériel et méthodes : Il s’agit d’une étude observationnelle, rétrospective, monocentrique, menée au CHU de Montpellier, à partir d’une cohorte prospective (Liverpool 1) incluant des patients atteints de CHC, de 2015 à 2017. Les données cliniques, le score de Child Pugh, de MELD, le taux d’AFP, le taux de progastrine (par test Elisa avec le cancerREAD lab kit (ECS-Progastrin)), le stade tumoral selon la classification de BCLC, et le score AFP ont été recueillis. Pour les patients disposant d’un prélèvement histologique, nous avons réalisé des analyses immunohistochimiques complémentaires, à savoir le marquage de la Glutamine-Synthétase, de la ß-Caténine (marquage nucléaire), de l’AFP, d’Epcam, de Ck19, et de p53. Nous avons considéré un taux de PG anormal (patients PG+) s’il était ≥1pM, et un taux d’AFP élevé (patients AFP+) si le taux était ≥20ng/ml.

Résultats : Parmi les 87 patients inclus, 80.4% avait une PG élevée contre 53% pour l’AFP. Il n’existait pas de corrélation entre ces 2 marqueurs (p=0.73). Les dosages de la PG étaient élevés quel que soit le stade BCLC (chez plus de 75% des patients quel que soit le stade (p=0.91)), alors que les patients avec un taux d’AFP ≥20ng/ml étaient ceux à un stade avancé: 12% au stade 0, 36% au stade A, 47% au stade B, 71% au stade C et 100% au stade D (p=0.006). Le taux de PG était corrélé de manière significative à l’aspect morphologique, au taux de CRP, au taux d’albumine, au score de MELD, et inversement au marquage Epcam. Nous avons donc fait l’hypothèse de classer les patients en 4 groupes selon l’étude de Yamashita et al. : AFP+PG+ / AFP+PG- / AFP-PG+ / AFP-PG-. L’analyse entre ces groupes retrouvait une différence significative pour la taille tumorale (p

Conclusion : Le dosage de la progastrine semble intéressant pour le diagnostic de CHC mais doit faire l’objet d’études approfondies, notamment chez les patients porteurs d’une hépatopathie chronique. La combinaison du dosage de l’AFP et de la PG pourrait permettre de définir 4 sous-groupes diagnostiques et pronostiques de CHC, et ces biomarqueurs sanguins pourraient être utilisés facilement en pratique clinique de routine.

Références : (1) Yamashita et al., EpCAM and α-Fetoprotein Expression Defines Novel Prognostic Subtypes of Hepatocellular Carcinoma, Cancer Research 2008

L’auteur a déclaré le(s) conflit(s) d’intérêt suivant(s) :Conflit d’interet pour Alexandre Prieur, employé par ECS Progastrin, reponsable des dosages de progastrine.

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