Les résumés complets seront bientôt en ligne

Poster - Vendredi 9 Octobre 2020

Résumé N° : P_037

Efficacité et tolérance de la procréation médicalement assisté chez les femmes atteintes de maladie vasculaire du foie

Audrey Payance* (Clichy), Pierre Francois Ceccaldi (Clichy), Marta Magaz Martinez (Barcelone), Francois Durand (Clichy), Aurélie Plessier (Clichy), Dominique Valla (Clichy), Garcia Pagan Juan Carlos (Barcelone), Pierre Emmanuel Rautou (Clichy)

Introduction : Les patientes atteintes de maladies vasculaires du foie ont une espérance de vie longue. Ces jeunes patientes peuvent souhaiter une grossesse et avoir recours à la procréation médicalement assistée (PMA). Aucun cas de PMA chez des malades avec maladies vasculaires du foie n’a été décrit à ce jour si bien qu’il est difficile de conseiller ces malades à ce sujet. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’efficacité et la tolérance de la PMA chez les malades atteintes de maladie vasculaire du foie.

Patients et méthodes / ou matériel et méthodes : Tous les centres des réseaux Français et Européen (VALDIG) des maladies vasculaires du foie ont été contactés afin d’identifier de manière rétrospective les femmes atteintes de maladie vasculaire du foie qui ont eu une PMA entre 2000 et 2019. La PMA incluait toute stimulation ovarienne médicamenteuse associée ou non à une procédure telle que la fécondation in vitro, le transfert d’embryon, l’injection intra-cytoplasmique de spermatozoïdes. Le diagnostic de la maladie hépatique devait avoir été fait avant le début de la PMA. Les résultats sont présentés en nombre (%) ou médiane (écart interquartile).

Résultats : Dix malades ayant eu 13 PMA ont été identifiées : 5 avaient une maladie vasculaire porto-sinusoïdale, 5 un cavernome porte. Sept malades n’avaient aucun facteur pro-thrombotique sous-jacent. Le délai médian entre le diagnostic de maladie du foie et la PMA était de 9 ans. Au moment de la PMA, les malades avaient un âge médian de 33 ans et avaient une fonction hépatique préservée. Une malade avait une encéphalopathie hépatique minime associée à une ascite contrôlée par diurétiques. Six malades avaient des varices œsophagiennes de grande taille et /ou un antécédent de ligature endoscopique. 9/13 PMA ont été réalisés alors que les malades recevaient un traitement anticoagulant. Toutes les femmes ont reçues une stimulation ovarienne et 5 ont eu 6 ponctions ovariennes. Au cours de la PMA, la seule complication a été un hématome intra-abdominal après une ponction ovarienne. 8 grossesses sont survenues : 3 fausses couches et 6 enfants dont trois sont nés prématurés (34 SA, 34 SA et 36 SA). Un nouveau-né présentait à la naissance un branchement atypique du grêle sur l’estomac et un a eu un volvulus intestinal. Après un suivi d’au moins 6 mois après l’accouchement, il n’y a eu aucune complication thromboembolique, aggravation de la maladie hépatique, transplantation hépatique ou décès chez les mères.

Conclusion : Nos résultats suggèrent que la PMA ne doit pas être contre-indiquée chez les malades avec maladie vasculaire du foie suivies et traitées, car il n’y a pas eu de conséquence maternelle négative dans cette expérience limitée d’une situation rare. Une information sur l’évolution fœtale possiblement défavorable est nécessaire.

L’auteur n’a pas transmis de déclaration de conflit d’intérêt

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