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Poster - Vendredi 9 Octobre 2020

Résumé N° : P_042

Facteurs de risque pour les varices œsophagiennes nécessitant un traitement

Paul Calès* (Angers), Federico Ravaioli (Bologna), Arthur Berger (Angers), Oana Farcau (Cluj-Napoca), Davide Festi (Bologna), Horia Stefanescu (Cluj-Napoca), Cornu Isabelle (Angers), Pierre Nahon (Bondy), Christophe Bureau (Toulouse), Nathalie Ganne-Carriè (Bondy), Stanislas Berzigotti (Bern), Victor De Ledinghen (Bordeaux), Salvatore Petta (Palermo)

Introduction : L’épidémiologie des varices œsophagiennes nécessitant un traitement (VNT) a été évaluée dans des conditions restreintes dans les hépatopathies chroniques avec des limites dues à la taille de l’échantillon ou aux critères de sélection. Pour la présente étude, l’objectif principal était d’évaluer les facteurs de risque des VNT dans une grande population d’étiologies multiples, sans restriction quant à la sévérité hépatique.

Patients et méthodes / ou matériel et méthodes : 2290 patients atteints d’hépatopathies chroniques ont été inclus dans une étude multicentrique rétro-prospective. Leurs principales caractéristiques étaient : âge : 59±11 ans ; sexe masculin : 63,5% ; étiologies : virus : 50,0%, NAFLD : 29,5%, alcool : 20,5% ; IMC : 28,4±5,8 kg/m² ; score MELD : 9,5±3,0 ; dureté hépatique (LSM) ≥10kPa : 92,9% ; prévalence des VNT : 14.9%. Les données ont été exprimées sous forme brutes ou ajustées sur les autres covariables par ANCOVA. La prévalence brute des VNT était significativement augmentée chez les hommes et les hépatopathies alcooliques et diminuée chez les NAFLD par rapport aux hépatites virales. Les prévalences brutes et ajustées des VNT étaient, respectivement, virus : 14,6 % et 15,5 % (p=0,559), NAFLD : 12,0 % et 17,8 % (p=0,003), alcool : 20,0 % et 9,4 % (p

Résultats : Les principales différences significatives chez les patients avec VNT étaient un score MELD et une proportion d’hommes plus élevés, ainsi qu’un IMC et une créatininémie plus faibles vs les patients avec VNT. Les prédicteurs indépendants des VNT étaient l’étiologie, le sexe, les plaquettes, le taux de prothrombine (TP), la LSM, l’albumine et l’ALT, sans rôle pour l’âge, l’IMC, l’AST, la créatinine et le score MELD. Cependant, il y avait des interactions significatives : l’âge avec le TP, LSM avec les plaquettes et l’IMC avec l’étiologie. Ainsi l’IMC moyen ajusté chez les patients avec VNT était diminué dans les NAFLD (p=0,002) mais augmenté dans les hépatopathies alcooliques (p=0,009) par rapport aux patients sans VNT. Les autres interactions ont conduit à développer le score simple LSM / (plaquettes . TP) dont l’AUROC pour les VNT (0,779) était supérieure (p

Conclusion : La prévalence des VNT varie significativement selon l’étiologie, la fonction et la fibrose hépatiques, et le sexe dans toutes les étiologies, et l’IMC différemment selon l’étiologie. L’application de l’interaction des facteurs de risque aux scores diagnostiques des VNT améliore leurs performances pour prédire soit le risque de VNT, soit exclure les VNT.

L’auteur n’a pas transmis de déclaration de conflit d’intérêt

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