Les résumés complets seront bientôt en ligne

Poster - Vendredi 9 Octobre 2020

Résumé N° : P_052

CARVEDILOL VERSUS PROPRANOLOL DANS LA PREVENTION SECONDAIRE DE LA RUPTURE DE VARICES OESOPHAGIENNES AU COURS DE L’HYPERTENSION PORTALE D’ORIGINE BILHARZIENNE : EFFICACITE ET TOLERANCE

Chantelli Iamblaudiot Razafindrazoto* (Antananarivo), Lova Dany Ella Razafindrabekoto (Fianarantsoa), Hasina Domoina Laingonirina* (Antananarivo), R Raveloson (Fianarantsoa), Anjaramalala Sitraka Rasolonjatovo (Antananarivo), Andry Lalaina Rinà Rakotozafindrabe (Antananarivo), Rabenjanahary Tovo Harimanana (Antananarivo), Soloniaina Hélio Razafimahefa (Antananarivo), Rado Manitrala Ramanampamonjy (Antananarivo)

Introduction : La combinaison bétabloquant et ligature des varices œsophagiennes est le moyen de prévention secondaire efficace des ruptures de varices œsophagiennes. L’objectif principal de cette étude est d’évaluer l’efficacité et la tolérance du carvedilol par rapport au propranolol en prévention secondaire de la rupture de varices œsophagiennes sur hypertension portale post schistosomiase hépatosplénique.

Patients et méthodes / ou matériel et méthodes : Il s’agissait d’une étude prospective, comparative, randomisée, au sein du service de Gastroentérologie du Centre Hospitalier Universitaire de Fianarantsoa sur un période de 14 mois, allons de 1erfévrier 2019 à 31 Mars 2020. Tous les patients avec une hypertension portale secondaire à une schistosomiase hépatosplénique se présentant pour une LVO avec au moins un épisode d’hémorragie digestive en rapport avec une rupture des varices oesophagiennes ont été inclus et randomisés en groupes propranolol + ligature des varices oesophagienne et carvedilol + ligature des varices oesophagiennes. La randomisation de notre population était faite de façon alternée. L’efficacité du bétabloquant utilisé était jugée sur l’absence d’épisode hémorragique sur une période de 4 mois et la tolérance était jugée sur la survenue d’effets secondaires et la réponse hémodynamique.

Résultats : Soixante-un patients étaient retenus et randomisés en groupe propranolol (n=30) et groupe carvedilol (n=31). La dose médiane était de 60 mg/j (20 – 80 mg) dans le groupe propranolol et 12,5 mg/j (6,25 – 25 mg) pour le groupe carvedilol. Nous avons noté moins de récidive hémorragique dans le groupe carvedilol (n=1) que propranolol (n=3) (3,33 vs 10% ; P = 0,30). La récidive hémorragique était survenue au bout de 30 jours dans le groupe carvedilol et au bout de 5, 45 et 90 jours dans le groupe propranolol. A 4 mois du début du traitement, une réduction significative de la pression artérielle moyenne (-4,13 ; 95CI : -6,27 et -1,99 ; P = 0,00) et de la fréquence cardiaque (-12,13 ; 95%CI : -13,92 et -10,35 ; P = 0,00) a été retrouvée dans le groupe carvedilol. Cette réduction n’était pas significative dans le groupe propranolol. Il n’existait pas de différence significative entre les deux groupes sur la différence moyenne des paramètres hémodynamiques en dehors de la fréquence cardiaque où la variation en pourcentage de la fréquence cardiaque était significativement plus importante dans le groupe carvedilol (16,08±5,29% vs 10,94±7,64% ; P=0,00). Un patient du groupe carvedilol avait présenté une difficulté respiratoire. Aucun effet indésirable n’a été objectivé dans le groupe propranolol.

Conclusion : Le carvedilol est aussi efficace que le propranolol dans la prévention secondaire de la rupture des varices œsophagiennes sur hypertension portale non cirrhotique post schistosomiase hépatosplénique. Une étude de plus grande envergure et à long terme sera nécessaire pour étayer nos résultats.

Remerciements : Je tiens à remercier tous les co-auteurs pour leur participation à ce travail.

L’auteur n’a pas transmis de déclaration de conflit d’intérêt

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