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Résumé N° : PP_003

Hépatite aigue sous immunothérapie et progression du cancer: une étude de cohorte rétrospective

Lucia Parlati* (Paris 14E Arrondissement), Anais Vallet-Pichard (Paris), Clémence Hollande (Paris), Hélène Fontaine (Paris), Marion Corouge (Paris), Samir Bouam (Paris), Meritet Jean François (Paris), Rui Batista (Paris), Pascaline Boudou-Rouquette (Paris), Philippe Sogni (Paris), Christiane Pol (Paris), François Goldwasser (Paris), Vincent Mallet (Paris)

Introduction : Les effets indésirables associés aux immunothérapies peuvent limiter leur utilisation chez les patients atteints de cancer.
L’objectif de notre étude était de mesurer l’incidence des évènements indésirables hépatiques (EIH) chez les patients traités par immunothérapie ou par chimiothérapie conventionnelle pour un cancer. La gestion des EIH à l’immunothérapie a également été étudiée.

Patients et méthodes / ou matériel et méthodes : Cohorte longitudinale rétrospective comportant tous les patients sortis du CHU Cochin (Paris) entre 2010 et 2019 avec un code diagnostic de cancer (N = 44.322). Nous avons sélectionné les patients avec un traitement systémique pour cancer et avec au moins un bilan biologique disponible à l’hôpital (n=6.932 patients, dont 3.922 [56,6%] hommes; âge médian [intervalle interquartile] de 64 [53-73] ans). 587 (8,5%) patients avaient reçu une immunothérapie pour: un cancer du poumon [n=262 (44,6 %)]; un mélanome [n=191 (32,5%)]; un cancer des voies urinaires [n=79 (13,5%)]; et d’autres maladies oncologiques moins représentées [n=55 (9,4%)]. Nous avons apparié les patients traités par immunothérapie ou chimiothérapie conventionnelle selon le type de cancer. Les EIH ont été classés selon la CTCAE 5.0. La sévérité d’une hépatite aigue était définie par un INR > 1,5.

Résultats : Le nombre d’EIH était de 142 (24,2%) et de 2.438 (38,4%) sous immunothérapie et sous chimiothérapie conventionnelle, respectivement (P

Conclusion : Dans cette cohorte, l’immunothérapie était associée à une moindre fréquence des EIH que la chimiothérapie conventionnelle. La gestion des EIH doit être standardisée pour réduire le risque de progression du cancer.

L’auteur n’a pas transmis de déclaration de conflit d’intérêt

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