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Résumé N° : PP_008

Les plasmocytes des hépatites autoimmunes répondent à l’action chimiotactique de l’IL-16 produite par l’infiltrat lymphocytaire T

Nathalie Sturm* (Grenoble), Laurie Baert (La Tronche), Laurence David-Boudet (Grenoble), Bertrand Huard (La Tronche)

Introduction : Les hépatites auto-immunes (HAI), tous sérotypes confondus, sont caractérisées par un infiltrat inflammatoire portal et périportal riche en lymphocytes T et en plasmocytes, appelé lympho-plasmocytaire. Bien que la distribution des plasmocytes à l’interface de l’espace porte et des lobules hépatiques constitue une des caractéristiques histologiques de la maladie utilisée pour le diagnostic, la présence de ces plasmocytes dans la majorité des HAI demeure non élucidée.

Patients et méthodes / ou matériel et méthodes : A partir de tissus congelés, nous avons criblé la présence d’un panel de chimiokines/cytokines dans des foies d’HAI en utilisant comme tissu contrôle du foie normal provenant de patients atteints de tumeur hépatique bénigne. Des tests in vitro de chimiotactisme en chambre de Boyden ont été utilisés pour identifier les molécules ayant une action plasmocytaire. Une étude immunohistochimique utilisant des co-marquages en immunofluorescence sur tissus fixés dans le formol et inclus en paraffine a été réalisée pour identifier la source cellulaire de ces nouveaux facteurs.

Résultats : Le criblage de chimiokines/cytokines a permis d’identifier une augmentation de CXCL-8, Midkine, CCL-5 et IL-16 dans les foies d’HAI, comparée au foie sain. Les chimiokines CXCL-9, -10, -11 et-12 connues pour leur action sur les plasmocytes n’ont pas été détectées. Parmi les facteurs trouvés, seule l’IL-16 a montré une activité chimiotactique pour des plasmocytes. In situ, l’abondant infiltrat de lymphocytes T présent dans les espaces portes était la source cellulaire de l’IL-16. Les récepteurs à l’IL-16 exprimés à la surface des plasmocytes hépatiques leur permettant de répondre à ce nouveau chimiotactisme sont en cours d’étude.

Conclusion : Notre étude a permis d’identifier IL-16 comme une chimiokine à plasmocytes surexprimée dans l’HAI. L’identification des lymphocytes T comme la source cellulaire d’IL-16 permet d’imaginer une genèse séquentielle de l’infiltrat portal initialement constitué de lymphocytes T recrutant ensuite les plasmocytes.

Remerciements : Société Française d’Hépatologie (AAP AFEF 2018)

L’auteur n’a pas transmis de déclaration de conflit d’intérêt

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