COMMUNICATIONS AFFICHÉES AFEF 2021

Résumé N° : PO_34

Evaluation des connaissances des patients cirrhotiques sur le COVID-19

A. Hassine*, A. Hammami, W. Dahmeni, W. Ben Ameur, N. Elleuch, A. Ben Slama, A. Braham, S. Ajmi, M. Ksiaa, J. Hanen, A. Jmaa (Sousse)

Introduction : Durant la pandémie du COVID-19, l’attitude sanitaire générale était d’adopter les mesures préventives nécessaires qui jouent un rôle primordial dans la protection des personnes les plus vulnérables dont les patients cirrhotiques. Le but de ce travail était d’évaluer les connaissances des patients cirrhotiques sur les mesures préventives nécessaires, ainsi que les éventuels risques encourus.

Patients et méthodes ou matériels et méthodes : Il s’agit d’une étude transversale monocentrique colligeant tous les patients suivis pour une cirrhose et qui se sont présentés à la consultation durant les trois derniers mois précédant l’étude. L’enquête a été réalisée par une conversation téléphonique avec ce groupe de patients et moyennant un questionnaire composé de 18 questions.

Résultats : Quarante-huit patients ont été inclus, d’âge moyen 60,92 ans [49-77 ans], avec un sex ratio (H/F) de 1,18. Concernant le niveau éducationnel, 29,2% des cas avaient eu uniquement un enseignement primaire et 41,7% des cas ont atteint le niveau secondaire. Le reste des patients n’ont pas été éduqués. La cirrhose était secondaire à une hépatite virale B (33,3%), une hépatite virale C (33,3%), un éthylisme chronique (4,2%), une hépatite auto-immune (4,2%), une stéatohépatite non-alcoolique (NASH) (12,5%), et elle était de cause indéterminée dans 12,5% des cas. La durée moyenne d’évolution de la maladie était de 3,87 ans [1-14 ans]. 50% des patients avaient des comorbidités, en particulier le diabète. 32 patients (66,7%) pensaient qu’il y aurait un risque d’infection par le COVID-19 plus important par rapport à la population générale. Ce risque serait lié à la cirrhose selon 16,7% des patients, lié au traitement notamment immunosuppresseur (Imurel) selon 25% des patients, et serait lié aux autres maladies chroniques selon 25% des patients. 33,3% des patients ne connaissaient pas les modes de transmission du virus. Quant aux mesures de protection recommandées, 16,7% (N=8) des patients les ignoraient totalement, et pour les autres patients (N=40), 55% ne connaissaient qu’une seule mesure, étant le port du masque. 30% seulement des malades interrogés adhéraient à ces mesures tout le temps. 16,7% des patients pensaient que le traitement devrait être interrompu afin de minimiser le risque infectieux. Tous les patients interrogés avaient comme source d’information les médias.

Conclusion : L’éducation thérapeutique des patients cirrhotiques durant cette période de pandémie est d’une importance cruciale. Elle permet de vérifier leur niveau de connaissance sur les mesures d’hygiène et leur application en pratique et surtout d’insister sur l’observance au traitement.

L’auteur n’a pas transmis de déclaration de conflit d’intérêt

Fermer le menu