COMMUNICATIONS AFFICHÉES AFEF 2021

Résumé N° : PO_45

Evaluation des connaissances des travailleuses du sexe sur l’hépatite virale B et le virus de l’immunodéficience humaine/SIDA : étude transversale

S. Soudré, M. Mvodo, D. Ouattara, S. Zoungrana, M. Koura, A. Coulibaly, S. Somda, A. Sombié. (Ouagadougou, Burkina Faso)

Introduction : Les infections causées par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) et de l’hépatite virale B (VHB) sont des problèmes majeurs de santé publique. Le but de notre étude était d’évaluer le niveau de connaissances et les attitudes des travailleuses du sexe de la ville d’Ouagadougou sur l’hépatite virale B et le VIH/SIDA.

Patients et méthodes ou matériels et méthodes : Il s’est agi d’une étude transversale qui s’est déroulée de janvier à avril 2016. Elle a concerné les travailleuses du sexe de la ville d’Ouagadougou des six principaux sites de prostitution. Les données ont été recueillies grâce à un questionnaire anonyme administré par un enquêteur. Toutes les travailleuses du sexe incluses avaient reçu une information éclairée sur le protocole de l’étude et donner leurs accords verbaux, avant le remplissage du questionnaire.

Résultats : Au total 150 travailleuses du sexe avaient accepté de participer à l’étude. L’âge moyen était de 25,4 ans. Parmi ces travailleuses du sexe, 33(22%) avaient déjà entendu parler de l’hépatite virale B et 22 (14,7%) en avaient une bonne connaissance. Pratiquement toutes les travailleuses du sexe (99,3%) avaient déjà entendu parler du VIH/SIDA. Les médias représentaient la principale source d’information pour l’hépatite virale B (54,5%) et le VIH/SIDA (94%). La couverture vaccinale de l’hépatite virale B était de 1,3%. Dix-sept (17) travailleuses du sexe (11,3%) avaient déjà été dépistées pour l’hépatite virale B et 87,8% disaient craindre plus le VIH/SIDA dans la pratique de la prostitution.

Conclusion : Le niveau de connaissance des travailleuses du sexe sur le VIH/SIDA contraste avec celui sur l’hépatite virale B qui était en général très bas avec une couverture vaccinale faible et une exposition élevée. La meilleure stratégie de lutte contre l’hépatite virale B reste la prévention primaire : dépistage en masse, vaccination des sujets non infectés, information-éducation-communication et la poursuite de la sensibilisation contre VIH/SIDA. Il existe au Burkina Faso, un plan stratégique de lutte contre les hépatites virales depuis 2017 et les données de notre étude nécessitent d’être réévaluées afin de déterminer l’impact de ce programme sur la connaissance et les attitudes des travailleuses du sexe vis-à-vis du VHB.

L’auteur n’a pas transmis de déclaration de conflit d’intérêt

Fermer le menu